La compagnie

Eilm

Eilm est un mot qui nous vient de l’arabe ancien, il signifie les savoirs particuliers des signes, des forces du vent, des reliefs mouvants du territoire qui permettent aux nomades de se déplacer dans le désert sans se perdre.

« A travers les contes, les croisements artistiques, les rencontres, je recherche les variations des lignes de singularité qui sont autant de forces à saisir et à prolonger pour créer de nouveaux imaginaires, des instants de joie partagée, du lien avec soi et les autres. »

Ici, les mots crépitent, s’engagent, s’échangent, s’inventent…

Ici, on crée pour faire vivre l’oralité. On s’empare des traditions pour les faire résonner aujourd’hui afin de faire danser les mémoires ancestrales, afin de faire vibrer nos imaginaires collectifs.

Ici, on porte une attention sensible à ce qui nous entoure. On s’émerveille du vivant et d’en être.

On tisse des moments intimes, des moments de partage, des moments de célébration…

Ici, on parle beaucoup mais on écoute aussi, les voix qui chuchotent, celles qui crient, celles qui se taisent.

Parfois un dialogue émerge, d’autre fois on laisse le silence suspendre l’instant. On prend le temps, on explore, on invente, on conte, on raconte, on fait du lien pour ouvrir des espaces de liberté, de réflexion, de rencontre avec l’autre et avec soi.

Un geste intime et politique.

Les dons nous permettent de garder notre liberté d’expression, de monter des projets avec des structures qui ont peu de moyen, de rendre accessible la culture à un plus grand nombre…

Nous pensons que pour voir émerger un nouveau monde il faut dépasser le capitalisme sur le terrain du désir.

Nous postulons pour des pratiques artistiques qui s’inscrivent dans la société, qui questionnent notre manière d’être vivant.e. Des pratiques qui s’adressent à touste, qui intègrent nos quotidiens pour créer une voie féconde où éclosent nos désirs. 

Raconter, échanger, rêver

Contes en tout genre…

Un répertoire varié : contes facétieux, de sagesse, de randonnée, étiologique… Chaque type de conte est une porte vers l’imaginaire, un espace rêvé qui façonne notre réalité, les personnages reflètent nos propres quêtes, nos interrogations. Ils nous prennent la main pour nous guider à travers les épreuves de la vie.

Contes merveilleux

Ces contes issus de la tradition orale ont une place importante dans mon répertoire. Depuis la nuit des temps, ils nous aident à explorer nos mondes intérieurs ouvrant une compréhension de soi, de l’autre et du monde qui nous entoure.

De tous les horizons.

Mon répertoire se nourrit d’histoires venues des quatre coins du monde. Je pratique l’étude de diverses versions lorsque je travaille des contes, une façon de nous ouvrir à d’autres cultures, de favoriser l’inter-culturalité et d’être curieux.ses du monde qui nous entoure.

Libérer les paroles

Les divers ateliers/cercles menés par la compagnie se veulent des espaces d’expression, de partage, d’écoute, de création individuelle et collective.

Ouvrir les imaginaires

Nos imaginaires n’ont pas de limite ! Les contes permettent de les enrichir, de nourrir notre pensée abstraite et d’ouvrir des espaces de liberté.

Créer des expériences collectives

Souvenirs des veillées d’antan, les spectacles sont pensés comme des cérémonies, un réenchantement, où les mots emmènent les spectateur.ices dans un labyrinthe intérieur, vers un rêve éveillé.

Marie-Ange Patrice

Conteuse, dramaturge, semeuse de rêve

Mon parcour

Les origines : J’ai grandi entre deux montagnes, fille de gardiens de refuge, j’ai passé toutes mes estives perdues dans une forêt mélèzine à la frontière des sommets ubayens. J’ai parcouru ces montagnes dans leurs moindres recoins, les peuplant d’êtres et d’histoires que m’inspiraient les rencontres avec celles et ceux qui y vivent ou la traversent. J’ai appris à connaître sa faune et sa flore. C’est là que s’est développée ma sensibilité à ce qui m’entoure, ma compréhension de l’interdépendance des différentes formes de vies ainsi qu’un imaginaire qui puise son inspiration dans une forme d’animisme mélangée avec des récits venus de toute part.

C’est de cette période qu’est né mon désir de raconter des histoires.
Habitée par les notions de tradition et de mémoire, de transmission et de partage. Que veut dire habiter le monde ? Cohabiter dans ce monde ? Quelle est la relation entre l’humain, son environnement et le sacré ?

Temps d’échange autours de l’univers des contes.

Des mots et des gestes :


J’ai suivi diverses formations, une licence en théâtre et un master en création de spectacle où j’ai développé une direction dramaturgique, issue du théâtre documentaire, en mêlant imaginaire personnel ou collectif et travail documentaire. Un travail consigné dans un mémoire « Création d’une dramaturgie circassienne. Pourquoi et comment penser une dramaturgie circassienne à partir du concept d’utopie ? » 

Puis j’ai suivie une formation d’artiste de cirque et du mouvement, je me suis mise à habiter mon corps et le monde de façon plus intuitive. Le geste est devenu un médium pour accéder à une forme de connaissance venu d’un autre temps. Pour aller à la rencontre des mémoires collectives et familiales qui animent mes cellules. J’ai prolongé cette recherche autours des mémoires avec une formation de conteuse, me créant ainsi une identité d’artiste polymorphe. Passionnée de philosophie du vivant, habitée par les notions de vivre ensemble, d’écologie et d’imaginaires collectifs, je travaille sur des projets dont la ligne de fond s’exprime dans la création de nouveaux imaginaires.

Je malaxe ainsi les possibilités d’un autre rapport à ce qui nous entoure, afin d’en saisir toutes les dimensions : sociale, historique et écologique, mais aussi désirantes, délirantes et enivrantes. Le tout pensé et soutenu par une immense envie de partage et de transmission.

« L’imagination est la graine des réalités futures.”

Pour suivre l’actualité de la compagnie :